L’Afrique du Sud à La Rochelle

Le Festival international du film de La Rochelle met lui aussi l’Afrique du Sud à l’honneur! Arnaud Dumatin, son administrateur général, nous détaille la programmation et nous donne son point de vue sur ce cinéma encore peu connu dans l’hexagone.

Quels sont les événements organisés par le Festival international du film de La Rochelle à l’occasion de la saison sud-africaine?

Arnaud Dumatin : Nous organisons un hommage à William Kentridge à travers la programmation du programme 10 drawnings for projection accompagné du court métrage Journey to the moon. Au total 11 films qui permettront à nos spectateurs d’appréhender l’oeuvre de cet artiste sud-africain essentiel. William Kentridge est connu dans le milieu de l’art contemporain mais très peu par le public cinéphile qui fréquente notre festival.

Habituellement montrés dans des galeries d’art contemporain, ses films seront ici projetés sur grand écran, dans des salles de cinéma. Par ailleurs, nous montrerons plusieurs documentaires sud-africains d’aujourd’hui, tous inédits en France. Sur une cinquantaine de films visionnés, nous en avons retenu trois. Deux réalisateurs seront présents pour rencontrer les spectateurs et les professionnels : Shannon Walsh (Jeppe on a friday) et Teboho Edkins (Gangster project). Ces deux films abordent, sous deux angles différents et complémentaires, l’Afrique du Sud d’aujourd’hui.

Parlez-nous des liens qui existent entre le Festival international du film de La Rochelle et le cinéma sud-africain…

A.D: Nous avons jusqu’alors montré très peu de cinéma sud-africain au festival de La Rochelle. La programmation la plus récente est Le Secret de Chanda d’Olivier Schmitz en 2010.

Que vous évoque ce cinéma ?

A.D: Le cinéma sud-africain évoque pour moi une mosaïque, une rencontre compliquée entre communautés, il n’y a non pas un mais plusieurs cinémas sud-africains. Il est mystérieux aussi, méconnu, et connait des problèmes de diffusion, même à l’intérieur du pays semble-t-il.


Existe-t-il des partenariats entre le festival de La Rochelle et d’autres festivals sud-africains ?

A.D : Nous avons initié une collaboration avec le festival de documentaires Encounters basé à Cape Town et Johannesburg autour de notre sélection documentaire. C’est une première collaboration assez modeste.

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