Paris-Cinéma à l’heure sud-africaine

308_391A l’occasion de la saison sud-africaine, le festival Paris-cinéma a mis les petits plats dans les grands pour vous faire découvrir l’Afrique du Sud. Après avoir collaboré à la saison du Mexique, de la Turquie et du Brésil, le festival s’est associé à l’Institut Français pour développer des projets avec l’Afrique du Sud et offrir une vitrine à son cinéma. Nous avons rencontré à cette occasion Aude Hesbert, directrice du festival.

« C’est une grande première pour Paris-cinéma qui n’avait jusqu’ici jamais accueilli de films, de projets de films ou de réalisateurs sud-africains ». En effet, pour Aude Hesbert, « la saison sud-africaine est une occasion de montrer ces films en France, et de faire découvrir l’Afrique du Sud de par son cinéma. Le cinéma nous permet aussi de mieux connaître les autres pays !» Les organisateurs du festival se sont donc plongés, avec plaisir et curiosité, dans la cinématographie sud-africaine.

L’Afrique du Sud est représentée à Paris-Cinéma au travers de trois événements : le Paris project, un focus sur l’Afrique du Sud et une rétrospective des films d’animation de William Kentridge.

Paris Project

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« L’Institut français a témoigné une vraie exigence de partenariat dans la saison croisée, ils ont souhaité éviter les projets unilatéraux ». Cette volonté a donné naissance à une nouvelle collaboration entre festivals: Aude Hesbert s’est rendue à Durban en novembre 2012 pour définir un partenariat avec le Durban FilmMart (DFM). Ce partenariat, entériné au festival de Rotterdam en février 2013, vise à sélectionner un projet du DFM pour le Paris Project, et c’est le film Flatland de Jenna Bass (produit par David Horler) qui a été choisi. « Si ce partenariat voit le jour à l’occasion de la saison, il a vocation à être pérenne. Le partenariat avec le DFM est aussi un moyen de défricher une cinématographie émergente et encore peu connue en France, la saison sud-africaine représente en ce sens une très belle opportunité ! »

Un « atelier Afrique du Sud » est également au programme avec 4 projets :

Flatland de Jenna Bass
Days of cannibalism deTeboho Edkins
A love supreme de François Verster
The Russian princess de Ramadan Suleman

Focus Afrique du Sud

Le Festival Paris-cinéma a sélectionné une série de films autour de l’Afrique du Sud, dont les longs métrages :

Gangster Project de Teboho Edkins
Jeppe on a Friday de Shannon Walsh et Arya Lalloo
Sleeper’s wake de Barry Berk

« Nous avons essayé de tisser des liens entre Paris Project et cette sélection, le festival a souhaité créer des synergies pour parer aux manques de moyens et offrir la meilleure visibilité possible aux œuvres sud-africaine. Des court-métrages et long-métrages ont ainsi été sélectionnés (dont un court-métrage de Jena Bass et le précédent film de Teboho Edkins). Une place est également faite au documentaire, fer de lance d’un cinéma sud-africain pas encore tout-à-fait mûre. Nous aurions aimé aussi pouvoir programmer un film comme Zambezia dans le festival pour enfant, mais malheureusement le coût du doublage nous l’en empêche ».

Rétrospective William Kentridge au Forum des images

060503-7494-7769Chose rare, les films d’animation de William Kentridge seront visibles sur grand écran, l’occasion de découvrir cet artiste d’une nouvelle manière cet artiste aux multiples casquettes… dans une salle de cinéma.

Un ciné-concert, Collisions of sound and image, aura également lieu le dimanche 7 juillet. Il sera dirigé par le compositeur Philip Miller et mis en musique par le pianiste Vincenzo Pasquariello et la chanteuse Joanna Dudley.

« Paris-cinéma a souhaité aussi profiter de la cinéphilie de l’artiste, dont les métrages sont truffés de références cinématographiques, pour composer avec lui une sélection de films qui seront projetés dans le cadre du festival ». Une Carte Blanche a donc été offerte à l’artiste, vous pourrez découvrir sa sélection durant tout le week-end.

Pour plus de détails sur ce programme, cliquez ici!

William Kentridge

7555William Kentridge, né à Johannesburg en 1955, est un artiste multi-casquettes, poétique et politique. « Je pratique un art politique, c’est-à-dire ambigu, contradictoire, inachevé, orienté vers des fins précises : un art d’un optimisme mesuré, qui refuse le nihilisme. » (propos recueillis par le musée du Jeu de Paume). Il est reconnu pour ces dessins, collages, sculptures, mises en scènes d’Opéra, et… pour ses films d’Animation. William Kentridge, grand cinéphile, a en effet réalisé une série de courts métrages d’animation (stop motion) explorant les questions sociales et politiques d’une Afrique du Sud pré et post apartheid. Il utilise pour cela une technique toute particulière, il dessine au charbon et au fusain sur une unique feuille de papier, celle-ci gardant une trace des dessins précédents. Une fois le film fini, la feuille devient elle-même une œuvre d’art à part entière. Ces histoires comportent deux personnages récurrents, Soho Eckstein and Felix Teitlebaum, l’un étant l’autoportrait de l’artiste, l’autre représentant les idées qu’il combat.

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